1999-2000
La préparation du chantier

J'ai coupé l'hiver 1999 (fin novembre/début décembre), à la lune descendante (c'est très important !), des perches de châtaigner dans le village de mon père, à Saint-Rémy-la-Varenne, à cinq kilomètres de la maison, au lieu-dit Ma campagne (un très beau village avec beaucoup de caractère) ainsi que des chênes dans le bois des Caquin près de L'Orbière à Saint-Georges-des-Sept-Voies. Ces arbres constituent le bois de mes ancêtres tant du côté maternel que paternel.


L'abattage des perches de châtaigniers pour la construction.

Transport des billes chez mon oncle pour les débiter.

Découpe des billes de châtaigniers pour fabriquer les soliveaux.

Le bois débité en attente de stockage chez moi.

Je suis surpris du peu de valeur marchande du bois. Laissés gratuitement à ma disposition par mes parents et mis à part l'abattage assuré par un professionnel, j'ai débité sorti et transporté par mes propres moyens les perches de châtaigner. Un travail très difficile et très éprouvant, encore plus dur que le travail de la pierre que je connais mieux.

Quant à la pierre, j'ai trouvé de la "galuche" à Balloire (commune de Montreuil-Bellay) à 30 kilomètres. J'ai acheté 150 mètres cube que j'ai trié durant l'hiver 1999 avec la précieuse aide d'Alain. Il s'agit de pierre calcaire assez dure et relativement plate qui se prête bien à la construction en terre (la meilleure preuve en est que cette pierre provient d'anciens murs démontés pour l'occasion). Celle du soubassement (la pierre rouge en silex), je l'ai trouvée à Saint-Rémy, au lieu-dit La Gadebourse exactement. Dans la région, et particulièrement à Saint-Rémy, on trouve beaucoup de cette pierre dure au milieu des champs en terre argileuse.


La galuche de Balloire vidée en vrac par les transporteurs...

... Puis triée et rangée quelques mois après.

Ce qui reste de la grange après le démontage : un contrefort devenu inutile.

Enfin les entourages de baies et une partie d'un mur sont en pierre de taille, en tuffeau selon l'appellation locale (turonien pour les géologues). J'ai longtemps cherché de la pierre de taille de récupération et c'est assez difficile à trouver sauf à acheter de la pierre neuve. J'en ai finalement trouvée près de Château-du-Loir, à Dissay-sous-Courcillons. Je dois cette trouvaille à la terrible tempête de fin 1999, qui a souflé la grange d'un agriculteur, Éric Brault, qui s'est résigné à démonter complètement sa grange faute de pouvoir la reconstruire.

Le tri de la galuche durant l'hiver 1999 avec un ami.
La pierre en silex de la Gadebourse qui servira à la construction des murs de la maison.

J'ai également trouvé – quelle chance ! – quelques pierres froides pré-taillées pour les chaînages d'angle en partie basse, les pierres de seuil et appuis de fenêtre. Je pourrais ainsi gagner du temps sur la taille de la pierre. Il m'en manque pour la porte d'entrée mais je continue à chercher.

Suite du journal > Les travaux commencent enfin
(Septembre à décembre 2000)

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