Les Aiguilles du ciel
Projet de sculpture monumentale pour un site ferroviaire
 
Les aiguilles du ciel est une sculpture composée de rails plantés dans le sol reliés par un réseau de câbles.

"J'ai passé mon enfance dans le garage de mes parents. J'ai depuis toujours été fasciné par les formes techniques en métal..." CBenoît

Née de cette fascination, cette sculpture Les aiguilles du ciel évoque aux passants le rêve qu'ils sont nombreux à partager avec le sculpteur. Le train qui roule a été de tout temps l'expression la plus accessible de la technologie. Elle en est le symbole persistant depuis la fin du XVIIIème siècle. Le TGV est aujourd'hui encore l'objet d'une fierté rassembleuse.

On pourrait dire, comme Georges Perec : "Je me souviens…". On peut aussi évoquer le poème de Maïakovski "150 000 000" puissamment inspiré par la Révolution d'Octobre 1917 dont chaque vers témoigne de la marche inéluctable de la "modernité". L'univers du chemin de fer est ancré dans l'inconscient de chacun. Il est aussi le triomphe de l'ère industrielle avec ses maîtres de forges qui feront plus tard figure d'archétypes dans l'univers social moderne. Et s'il est aujourd'hui le triomphe de l'ère électronique à travers le TGV, il contient encore tout le rêve qui a accompagné son histoire.


Incrustation dans un paysage.

CBenoît est fasciné par les objets qu'il considère comme autant de créations faites par des ingénieurs anonymes pour la plupart, designers ignorés du public et d'eux-mêmes. Ces "œuvres industrielles" ont une appartenance à la culture des pays où elles sont conçues, et pour une même finalité, leur formes sous son influence sont très différentes, elles en sont le résultat.

Avec Les aiguilles du ciel, CBenoît évoque ces créateurs méconnus d'une abondante collection d'objets industriels qui furent toute la fierté de cette période. En les détournant, en faisant œuvre, il les sauve de l'oubli en nous amenant à les (re)découvrir.


Vue de face.

Vue de profil.

Les aiguilles du ciel est une sculpture composée de sept éléments verticaux en échos aux sept voies de Saint-Georges, sept merveilles du monde, sept péchés capitaux, sept jours de la semaine… Ils se dressent faisant le lien entre le sol et le ciel ; permettant d'attirer l'attention en allant du plus concret (le sol) vers le plus abstrait (le ciel) construisant ainsi les éléments mythiques du nouvel ordre industriel où les portes d'airain ouvrent sur l'espace des ténèbres annulées par la pensée rationnelle des saint-simoniens.

C'est un ensemble de rails de 9 mètres de haut sur 20 mètres de long posé sur un socle de béton. Cette sculpture est composée de rails plantés en ciseau et d'une commande d'aiguillage manuelle (dite "camembert") reliés par un système de câbles. Ce mécanisme permet de modifier l'écartement des ciseaux.

Les aiguilles du ciel de CBenoît sera inscrite dans la Région des Pays de la Loire dans un espace paysagé "naturel" proche d'un site occupé par les chemins de fer d'hier et ceux d'aujourd'hui établissant ainsi un lien entre les techniques d'hier et d'aujourd'hui.

Contact
CBenoît : 02 41 57 69 15
ARGES (administration du projet) : 04 91 91 51 88


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